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Comment jouer une paire au poker ?

Ecrit par Nasking le 2010-06-08 14:37:40

La logique la plus élémentaire le dit : au Hold'em, avec seulement deux cartes fermées en main, la seule combinaison "servie" que vous puissiez avoir est une paire. Grâce à cette "pocket pair", vous êtes donc, à ce moment précis du coup, le plus fort - au pis, un des deux ou trois plus forts à une table de 9 joueurs. Le problème est que le coup ne s'arrête pas là...

Jouer une paire servie au poker texas Hold'em

Force La force de la paire, c'est que vous avez déjà une combinaison. Vous êtes en avance sur les autres joueurs, et il n'est pas sûr qu'ils vous rattraperont. Avec n'importe quelle main composée de 2 cartes différentes, ils ont une chance sur 3 d'obtenir une paire avec le flop, une chance sur 2 avec l'ensemble du tableau. Encore faut-il que vous leur en laissez l'occasion...

Faiblesse Sa faiblesse, c'est d'abord d'être la plus basse des combinaisons. C'est ensuite de vous offrir un potentiel minimal d'évolution vers une combinaison supérieure avec le tableau. En effet, comme ces deux cartes sont nécessairement à la fois de couleur différente et de même hauteur, vous n'avez qu'une seule carte pour obtenir couleur ou suite, c'est-à-dire moins que pas mal de mains... Vous n'avez donc comme potentiel solide d'évolution que le brelan, le carré, ou le full, les deux dernières combinaisons offrant de très faibles probabilités. Ainsi, dans plus de 80% des cas, il va falloir vous débrouiller jusqu'au bout du coup avec votre paire initiale !

Les surprises du flop Plus que jamais avec une pocket pair, le flop va faire ou défaire votre main. A l'exception de l'invisible double paire adverse, vous serez en danger face à l'apparition de cartes supérieures (overcards) ou d'un potentiel évident de combinaisons supérieures. Quelle attitude adopter?

Flops hostiles à potentiel élevé Certains flops vous place dans une situation très délicate : une paire, trois cartes assorties, trois consécutives, vous mettent sous la menace directe d'un brelan ou d'un full, d'une couleur ou d'une suite. Vous devez donc éclaircir la situation, et ce d'autant plus que vos adversaires restent plus nombreux.

Relance inquiétante Après un flop à potentiel, si un joueur relance avant vous, vous pouvez moduler votre décision selon le montant de cette relance : si elle est faible ou moyenne (2 à 4 fois la mise de base), se coucher ne peut être vraiment acceptable que si vous estimez le joueur comme très serré. Mieux vaut plus souvent choisir de sur-relancer au moins du même montant. S'il vous suit, c'est qu'il est plutôt passif ou qu'il détient un brelan bas; ou un potentiel à une seule carte de suite ou de couleur - allez au turn en alerte maximale, prêt à vous coucher en cas d'autre relance. Si le joueur relance votre relance, à vous de voir : il a vraisemblablement déjà une des trois combinaisons supérieures à votre paire, et vos possibilités d'évolution sont réduites, seulement 2 outs vers un brelan top, moins d'une chance sur 100 pour un carré. A notre avis, mieux vaut faire le deuil de votre paire, à moins que vous jugiez l'adversaire comme un hyper-agressif bluffeur...

Du courage ! Notez que la situation est légèrement différente avec une paire au flop : vous avez 4 outs pour un full. Remarquez aussi qu'avec un flop monocolore assorti à une des cartes de votre paire, vous pouvez espérer le tirage d'une quatrième carte de couleur, soit 9 outs, ou 7 outs si vous estimez que votre adversaire détient déjà la couleur. Bref, globalement, si vous pensez que votre adversaire a déjà une combinaison supérieure, vous avez un peu moins d'une chance sur trois de reprendre l'avantage après la river. Donc, plus de 2 chances sur 3 de subir une lourde perte... C'est peut-être le moment de faire preuve de force de caractère en abandonnant votre belle paire ? Demande d'éclaircissements Si personne ne relance avant vous alors que vous êtes en milieu ou fin de parole, vous avez tout intérêt à relancer vous-même pour éclaircir la situation. Avec une paire "basse" (du Deux au Dix) en main, n'exagérez pas son montant : des overcards s'ajoutent très certainement aux risques potentiels de combinaisons. Avec une paire haute (du Valet à l'As), misez plus, mais restez toujours raisonnable : il s'agit avant tout d'une relance de "test". Un check-raise en réponse est très possible vu la nature du flop, et dans ce cas, l'abandon est encore fortement conseillé...

Flops hostiles par overcard(s) Seul As-As, la reine des mains, numéro 1 de toutes les chances de gain, vous dispense de toute inquiétude quant aux overcards.

Paire de valets

Jouer une grosse paire avec un As au flop

Par amour de l'As Dès Roi-Roi, la situation se gâte : un As au flop, et vous êtes en péril. Et si l'As est évidemment l'overcard la plus dangereuse parce qu'elle est la plus haute, elle l'est aussi parce que la plupart des joueurs ne résistent pas à jouer toute main qui contient un As, hors de de tout autre critère, même accompagné d'un Deux. Donc, plus le nombre de joueurs est important à la table, plus la probabilité est grande que l'un d'entre eux au moins soit allé voir le flop, même coûteusement, avec tout As + x. A partir de 6 joueurs à la table, mieux vaut considérer cette possibilité comme une réalité certaine !

Sélection naturelle Indépendamment de sa hauteur, l'overcard Roi est un peu moins dangereuse. Moins de joueurs iront voir le flop avec un simple Roi accompagné d'une carte inférieure au huit. On peut tenir un raisonnement à peu prés équivalent sur les mains comportant une Dame ou un Valet, quoique ce dernier offre avec Dix, Neuf, ou Huit un potentiel de suite intéressant- un Valet au flop peut plus souvent rencontrer un Valet en main adverse. En résumé, toute overcard au flop met en danger votre paire. Et, à 6 joueurs ou plus, l'apparition d'un As doit vous faire considérer la paire adverse comme certaine, celle d'un Roi ou d'un Valet comme fortement probable (la Dame à un moindre degré). Principes de précaution A partir de ce point de vue, la conduite à suivre après un flop avec overcard(s) est claire :

  • Si vous avez une paire de Valets, Dames, ou Rois, il est prudent de vous coucher après une relance forte ou moyenne . Si personne ne relance, relancez vous-même moyennement. Si vous avez obtenu un brelan vous pouvez statistiquement "ignorer" les overcards : la probabilité d'une paire supérieure à la vôtre en main adverse est négligeable. Vous ne devez envisager cette menace qu'en cas de très forte relance ou de tapis.
  • Si vous avez une paire inférieure aux Valets, couchez-vous ou checkez si vous n'avez pas obtenu de brelan dés le flop. Si vous l'avez, méfiez-vous : à 6 joueurs, la possibilité d'une paire supérieure en main adverse, et donc d'un potentiel de brelan supérieur avec une des overcards au flop, avoisine quand même les 20% dès que votre propre paire est inférieure aux Sept...

Flops neutres Le flop anodin ne présente pas d'overcards ni de potentiel adverse de combinaisons. Tout va bien ? Pas totalement : l'ennemi le plus sournois de paire en main, c'est la double paire. Elle est invisible, surtout à une table relâchée. Et elle l'est d'autant plus que vous pouvez être obnubilée par votre propre pocket pair top ! Prenons un exemple tragique :

Flop

7 / J / 4

 

Vous AS / AS   Lui 7/4

Vous êtes mort. Ah il a fallu qu'un "mauvais" joueur entre dans le jeu avec un abominable truc et qu'il ait la chance de tirer une double paire au flop-oui, cela arrive et plus souvent qu'on le croit !

 

Peu d'espoirs

Et votre situation ne risque guère de s'améliorer, juste une chance sur 12 d'obtenir un brelan avant l'abattage. Vous courez au bad beat ! leçon 1 : restez méfiant et prudent tant que vous en restez à votre paire de départ. Ce n'est jamais qu'une paire, après tout. Leçon 2 : Vous n'en seriez ps là si vous aviez relancé assez fort avant le flop, la main Sept-Quatre se serait vraisemblablement couchée. Leçon 3 : si vous aviez choisi sciemment de ne pas relancer, donc le slow-play, vous devez en assumer les risques !

La tête froide

Donc, vigilance toujours, même avec AS-AS : cette main rare (une sur 220) et surpuissante risque de vous mettre dans un état de confiance excessif. Vous voudrez rentabiliser a tout prix ce bien précieux. Et accepter de se coucher avec une paire d'As est toujours un exercice psychologique difficile. Soyez confiant, mais lucide. Oui vous devez apprendre à vous coucher avec n'importe qu'elle main, même avec AS / AS. Prenons un exemple simple : le flop est Roi / Roi / Huit. Un des joueurs, que vous estimez plutôt serré, relance avant vous. A-t-il réellement un brelan de Roi? Peu importe : ce qui est sûr, c'est que s'il l'a, il vous faut tirer un AS à la turn ou à la river pour le battre. Soit 2 outs, 8% de chance, moins d'une chance sur dix. C'est peu, et la cote du pot vous incitera rarement à engager un tel pari. Dans ce cas et quelques autres, vous devez donc savoir coucher votre paire d'As sans sourciller.

Victime du flop

Notez bien que ce n'est pas tant le joueur qui vous y oblige, que le flop lui-même. Ni non plus la bonne hauteur des Rois : une paire de Deux vous placerait exactement dans la même situation. Prenez donc comme principe que toute paire au flop tue toute paire en main, et jouez en conséquence. Vous y perdrez peu-être quelques gains (devenus hypothétiques), mais vous y éviterez surtout quelques terribles bad beats (devenus probables).

 

 

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